Partager l'article ! Des macarons pour calmer les Anglais...: Les Britanniques sont furieux. Une semaine après la nomination de Michel Barnier au poste de commissaire e ...
Bruxelles est devenu un centre de pouvoir et d’influence incontournable.
Au quotidien, je suis pour LCI cette actualité européenne faite de grandes et petites décisions. Je vous propose ici de raconter les coulisses de ce « village européen ». Ses anecdotes, ses méandres, ses intrigues, ses contradictions, ses velléités et aussi parfois ses égarements.
Les Britanniques sont furieux. Une semaine après la nomination de Michel Barnier au poste de
commissaire européen au marché intérieur et aux services financiers, la couleuvre ne passe toujours pas. Ce poste là, éminemment convoité et transversal consiste à la réalisation effective d'un
véritable marché intérieur européen, qui passe par les quatre principes fondateurs de l'Union : liberté de circulation des services, des capitaux, des biens et des personnes. Ce portefeuille, les
Français ne l'ont jamais eu et c'est au moment où il devient encore plus stratégique qu'ils le décrochent. Avec la crise financière, les Européens se sont en effet engagés dans un vaste mouvement
de régulation des marchés financiers, à rebours de l'idéologique qui dominait à Bruxelles depuis de longues années. Dans ce processus entamé à l'automne 2008, les Français ont été à la manoeuvre de
façon très visible : d'abord sous présidence française, Nicolas Sarkozy a placé l'UE en première ligne pour amener la communauté internationale à accepter plus de régulation et de supervision
du système financier et bancaire. Puis Jacques de Larosière, ancien patron du FMI. C'est lui qui à la tête d'un comité d'experts a tracé les grandes lignes du système européen de supervision. Enfin
Christine Lagarde, élue "meilleure ministre des finances de l'Europe" par le Financial Times joue les "go between" de luxe pour concilier les points de vue américains et européens. Restait à placer
un pion au sein même de la Commission européenne, dominée par des libéraux dont la régulation n'est pas forcément la tasse de thé. Voilà qui est fait avec la nomination de Michel Barnier, le
"Régulateur" ainsi que l'appellent les Européens sans sourire.